Rutshuru : Le manque d’un tribunal militaire affaiblit la justice

 Plus d’une centaine  des présumés criminels  comme des bandits à main armée et des kidnappeurs  sont en détentions préventives à la prison centrale   de cette zone. Le territoire de Rutshuru manque un tribunal  militaire pour juger cette catégorie des détenues.   Le chef du parc secondaire militaire de Rutshuru  déplore cette situation  qui ne rassure pas la population.
Les vols à main armée, les enlèvements, les assassinats ciblés et les extorsions, sont les lots quotidiens de la population. Ces informations sont corroborées par  l’auditeur de parc  secondaire de Rutshuru.   Par exemple, en Avril dernier, Cinq enfants ont été  enlevés puis tués lâchement. Leurs parents n’avaient pas pu réunir  la rançon exigée par leurs ravisseurs.  Cette situation exacerbe naturellement  la population qui soutient que l’autorité  reste inactive devant cette montée des criminalités, d’où les manifestations pacifiques  ont été organisées en avril dernier  pour réclamer leur sécurité. Egalement  nous a indiqué que tous les civiles porteurs d’armes à feu et ceux détenus pour enlèvement sont justiciables que devant les juridictions militaires. Malheureusement, il n y a pas un tribunal militaire à Rutshuru.
Il y a une alternative
La seule alternative pour juger ces présumés criminels, au moins 90 détenus de cette catégories sont pensionnées dans cette prison reste selon le chef de parc de Rutshuru pense que, l’organisation  des audiences foraines  souvent appuyés par les organisations internationales humanitaire. Hors souligne le lieutenant-colonel Bora Uzima,  les ONG se bornent plus sur des questions de violences sexuelles, qui seraient baissées, selon notre source.  Le colonel Bora uzima insiste sur la nécessité de juger les criminels  pour qu’on rendre justice  aux victimes et que ceux qui se verront criminels doivent payer pour leurs actes.
Seule justice peut récréer la confiance
En les jugeant ceci, pourrait rassurer la population et découragera des potentiels criminels disait-il. Par ailleurs, la société civile de Rutshuru dit  très préoccupée par cette situation.  Elle indique qu’elle ne comprend comment l’autorité nationale  n’arrive pas à créer un tribunal militaire dans le Rutshuru et pourquoi elle ne peut pas financer  l’organisation des audiences foraines  en dehors des ONG. Jean-Claude Mbabaze  président de la société civile locale « plus de 80 criminels sont arrêtés mais pas jugés, cela nous inquiets. Nous pensons que s’ils sont jugés et condamnés cela servira de leçon pour des potentiels criminels et nous ne digérons pas comment l’Etat peut dire qu’il n’a pas des moyens pour organiser les jugements de ces tueurs, c’est inacceptable » insiste-t-il.  Ce représentant de la population va plus loin en rappelant que leur territoire avait connu plusieurs atrocités des guerres et fait frontières avec le Rwanda et Ouganda est victime d’activismes des groupes armés  criminels, d’où la nécessité  d’une justice  pour renforcer l’autorité de l’Etat dans cette partie de la province.
Norbert Mwindulwa

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