Affrontements FARDC-M23 au Nord-Kivu : “ADIFE” s’imprègne des conditions de vie des déplacés cantonnés à Munigi

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«ADIFE », une structure citoyenne et qui milite pour la défense des droits de l’homme en particulier  celui des femmes et enfants, a mené ce mercredi 1er juin 2022, une enquête et/ou analyse sur les conditions de vie que des familles déplacées de la partie Nord-est du territoire de Nyiragongo suite aux récents affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23 soutenus par l’armée rwandaise selon plusieurs sources.

Les membres de cette structure, ont d’abord commencé leur enquête au camp des déplacés de l’école primaire Kayembe dans le groupement Munigi dans le territoire de Nyiragongo avant de se rendre les uns dans les camps de Kanyaruchina et les autres à Kibati pour la même cause.

Au camp de Kanyaruchina par exemple, plusieurs déplacés venus de Kibumba et Buhumba ont soulevé plusieurs défis auxquels ils font face depuis leur arrivée dans cette partie du territoire de Nyiragongo suite aux aventures des rebelles du M23 il y a peu.

Interrogé à ce sujet par émergenceplus-rdc.com, Maneno Kalema, vice-président du camp de Kanyaruchina, a fait savoir qu’actuellement les déplacés hébergés dans ce camp sont exposés aux différentes maladies car à l’en croire, ledit camp compte que six toilettes et cela pour plus de 500 déplacés qui vivent dans des conditions déplorables.

« Certains signes d’une maladie inconnue sont déjà observables ici dans notre camp. Nous avons aussi quelques cas de la diarrhée et depuis que nous sommes ici, du point de vue sanitaire, rien n’a été fait à notre égard. Ceux-là qui sont chargés de doter les déplacés de guerre des médicaments, qu’ils nous viennent en aide avec que le pire soit observé ici » a-t-il dit. À lui d’ajouter : « Les plus exposés aux différentes maladies ici, sont notamment des enfants et des femmes enceintes. Et nos toilettes sont déjà pleines ».   Loin de là, une autre femme déplacée de Kibumba rencontrée par les membres de la structure « Rien sans les femmes », a quant à elle, recommandé aux autorités tant provinciales et nationales et aux services de sécurité (armée et la police) à leur rassuré si la situation sécuritaire s’est déjà rétablie dans leurs entités afin de regagner leurs domiciles. Celle-ci a par ailleurs, invite le gouvernement congolais à renforcer les mesures sécuritaires sur la frontière Congolo-Rwandaise afin de mettre terme aux entrées de l’armée rwandaise sur le sol congolais. « Que le gouvernement congolais nous rassure sur la neutralisation de l’ennemi et que les militaires soient en permanence dans nos villages. Que nos frontières soient aussi plus sécurisées pour éviter des pareilles situations » A-t-elle précisé. Plusieurs déplacés qui se sont entretenus avec la délégation de rien sans les femmes ont précisé qu’ont jusqu’à ces jours, reçus aucune assistance humanitaire de la part non seulement du gouvernement congolais, mais aussi des organisations non gouvernementales. De leur part, les sensibilisateurs de « ADIFE » ont promis canaliser leurs recommandations auprès des institutions compétentes pour des solutions satisfaisantes. Et pour bien mener leur enquête et/ou analyse, les membres de « ADIFE » ont regroupés une partie des déplacés à des groupes. C’est notamment le groupe des adolescents, des personnes ayant une notion en matière sanitaire et des femmes et hommes (parents) pour ne citer que ceux-là.

 

Elias Aungama

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